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dés utilisés en kybomancie

La kybomancie

Les dés, lancés selon le rituel antique, roulent sur le sol et forment une combinaison qui est l’expression divinatoire de l’inéluctable au travers du hasard : c’est la kybomancie.

La kybomancie, appelée aussi cubomancie, du grec ancien kybos, qui signifie « cube », et manteía, qui signifie « divination », est un art divinatoire ancien qui consiste à recueillir un présage dans le jet d’un ou, le plus souvent, de plusieurs dés. Il a pour particularité de mêler hasard et destinée.

​La rencontre du hasard et de la divinité

Cette mantique repose autant sur le hasard (d’où l’utilisation des dés) que sur l’intervention de la divinité (qui révèle le futur, et incarne la destinée). L’objet utilisé, en l’occurrence des dés, n’est pas investi de quelque pouvoir que ce soit. C’est dans l’observation d’un rite strict, et surtout dans la personne qui manipule les dés, que réside le pouvoir de déclencher le processus divinatoire.

Le voyant, celui dont le geste répond au rite convenu, possède d’une part la capacité de décrypter le résultat du jet de dés, et d’autre part celle de susciter la prédiction issue de la divinité (quelque sens que l’on puisse donner à la divinité). Tout le monde ne peut donc pas recueillir un présage simplement en lançant trois dés, même en appliquant le rite à la lettre. Il faut une prédisposition.

De nombreux arts divinatoires ont recours au hasard. Par exemple la cléromancie, technique qui remonte à la Grèce antique et qui suppose que l’on recueille des vers choisis dans des livres, (totalement au hasard bien sûr), puis que l’on fasse correspondre un chiffre à chaque phrase, ensuite que l’on pose une question à la divinité (généralement Athéna, Hermès ou bien Héraclès), et pour finir que l’on jette quatre dés dont la combinaison additionnée indiquera, grâce au chiffre obtenu, par quel vers la divinité entend répondre à la question posée.

La kybomancie a donc ceci de particulier qu’elle est la réunion de deux concepts opposés. D’une part, le hasard, symbolisé par les dés (que l’on traduit en latin par alea), et d’autre part, la réponse divine, qui est l’incarnation de la destinée dont on ne peut s’affranchir, l’exact opposé du hasard en somme. En lançant les dés, on confie donc au hasard le soin de révéler ce qui n’en relève pas : le plan divin pour l’individu venu chercher une prédiction.

La phrase célèbre que César prononça au moment de franchir le Rubicon pour s’emparer du pouvoir à Rome, à savoir alea jacta est, qui signifie « les dés sont jetés », renvoie précisément à cette réalité. Le présage est rendu, le destin est écrit, rien ne pourra changer ce qui va advenir maintenant que les dés ont été lancés.

Au sein de la kybomancie donc, le hasard rencontre le destin inéluctable (ou la divinité qui le révèle, et parfois le décide).

Comment pratiquer la kybomancie ?

Le rite de la kybomancie, qui se transmettait oralement, ou dont la trace écrite a été perdue, ne nous est pas parvenu. La pratiquer selon la technique ancestrale sera donc impossible.

Ce que l’on sait de l’époque latine repose sur des spéculations. Un dé en argent, non pas un cube puisqu’il n’avait pas 6 faces, mais un dodécaèdre, puisqu’il comptait 12 faces, a été retrouvé dans les vestiges de la cathédrale Saint-Pierre à Genève, en Suisse. Sur chacune des faces était inscrit le nom de l’un des 12 signes du Zodiaque.

Le matériel nécessaire est donc sommaire. Vous pouvez vous munir d’un dé à 12 faces, si vous souhaitez vous inscrire dans la tradition antique des dodécaèdres romains, dont on sait qu’ils étaient utilisés autour du 3ème ou 4ème siècle ap. J.-C., ou bien de plusieurs (par exemple trois) dés à 6 faces. Le reste est affaire de penchant personnel.

Voici d’ailleurs une technique de kybomancie à 3 dés, ainsi que le déroulement que nous vous conseillons de suivre, étape par étape :

  1. Vous pouvez utiliser la numérologie pour interpréter le lancer de dé (puisque vous obtiendrez un chiffre), ou bien, si vous préférez utiliser la variante apparentée à la cléromancie, il vous faudra au préalable préparer une suite de fragments extraits au hasard (mais en vous concentrant aussi profondément que possible sur le sujet de votre question) de l’un ou de plusieurs des livres de votre bibliothèque auquel vous aurez fait correspondre un chiffre. Si vous utilisez un seul dé à 6 faces, alors il vous faudra 6 fragments numérotés de 1 à 6. Si vous utilisez trois dés à 6 faces (c'est ce que nous vous recommandons), il vous faudra 18 fragments numérotés de 1 à 18.
  2. Puis il vous faudra vous emplir pleinement du sujet contenu dans notre interrogation en vous préparant par une première phase méditative destinée au recueillement et à l'imprégnation. Se concentrer profondément sur la question que l’on veut poser en tenant dans son poing fermé les dés est en effet nécessaire, indispensable.
  3. Puis, sans se départir de cette concentration autour de la question qui nous occupe, viendra le moment de lancer les dés.
  4. Le hasard guide votre geste, mais si vous avez le don, les dés donneront un chiffre qui relève de la destinée.
  5. Le chiffre obtenu permettra en effet de déterminer quelle phrase répond à l’interrogation.
  6. Il n’y a plus qu’à l’interpréter, ce qui va vous occuper de belles heures, en conjectures et en réflexions.

Vous voilà désormais initié à la pratique de la kybomancie. Vous souhaitez approfondir cette technique ou que votre avenir vous soit révélé grâce à la divination par les dés, consultez Alexandre Ezechiel, c'est notre spécialiste en la matière !